Enfant dyslexique : des cours de français adaptés pour reprendre confiance en soi.

Accompagner, pas remplacer

La dyslexie est un trouble spécifique de l’apprentissage qui touche la lecture, l’écriture et l’orthographe. Beaucoup d’enfants vivent ce quotidien avec courage, mais aussi avec fatigue et parfois une perte de confiance en eux.

En tant que simple prof de français, je ne prétends pas remplacer votre orthophoniste. Cependant, dès le début de mon activité, j’ai accompagné de nombreux élèves dyslexiques dans leurs difficultés en écriture et en lecture. Cela m’a amenée à me former, à lire des ouvrages de psychologie de l’enfant, des travaux sur l’apprentissage et des recherches consacrées aux troubles dys.

Ayant moi-même connu des difficultés scolaires liées à un TDAH, dont j’ai fait une force aujourd’hui, je suis particulièrement sensible à l’importance de la considération qu’on montre à notre élève, et à l’impact que ça peut avoir sur la motivation. Dans cet article, je souhaite expliquer comment une prof de français peut aider un enfant dys, en complément du travail orthophonique, et redonner confiance aux familles.

La place du professeur de français auprès d’un enfant dys

Apporter du temps individualisé

À l’école, l’enseignant n’a pas toujours le temps de répondre aux besoins spécifiques de chaque élève. Un cours particulier de français permet de ralentir le rythme ou de revenir plusieurs fois sur la même notion. Je leur explique avec tact : « C’est ta mère / ton père qui paie pour toi, donc ce temps-là, il est vraiment à toi »

Adapter les apprentissages scolaires

Grammaire, orthographe, compréhension de texte… Le prof de français peut trouver des chemins détournés pour amener l’élève à comprendre.

Redonner confiance

Un enfant dyslexique se sent souvent « en décalage ». Être accompagné avec patience, sans jugement, lui permet de se sentir capable et de retrouver du plaisir à apprendre. On apprend à rire de nos erreurs, je le fais aussi quand je me trompe. On cherche à comprendre quel mécanisme nous a poussés à nous tromper, pas à cacher notre erreur.

Soutenir les familles

Les parents sont souvent démunis face aux devoirs. Avoir un relais à l’extérieur de la famille permet de réduire la tension et de mettre moins d’affect dans le travail. Si votre enfant s’impatiente ou lève les yeux au ciel, je ne vais rien y voir de personnel.

Les stratégies pédagogiques que j’utilise avec mes élèves dys

J’adapte le rythme et les supports

Un texte trop dense peut décourager un enfant dyslexique. Je privilégie donc des textes courts et bien aérés, des polices adaptées à la dyslexie ou une présentation en grands caractères, et pour la lecture, des pauses régulières où on peut discuter de ce qu’on a lu.

Je multiplie les canaux d’apprentissage

Certains enfants mémorisent mieux en écoutant, d’autres en écrivant, d’autres encore en manipulant. On teste si besoin puis on choisit la solution la plus simple entre :

  • la lecture à voix haute (par moi, par l’élève, parfois avec un outil numérique)
  • l’écriture guidée (phrases à compléter, dictées aménagées)
  • le visuel (schémas, cartes mentales, couleurs).

J’encourage la réussite par étapes

Je valorise les petits progrès : lire une phrase sans erreur, retenir un mot complexe ou réussir une dictée courte. Je leur fais reconnaître leur victoire. Ces réussites nourrissent la motivation et donnent du sens au soutien scolaire, surtout pour les enfants dys ou saoulés d’entendre parler de ça sans arrêt.

J’utiliser des outils concrets

À mon atelier au Gabut, on a des surligneurs et stylos d’environ 30 couleurs différentes. Ça peut paraître enfantin mais ça m’aide à discuter du fonctionnement de l’élève, qui, lui, visualisera mieux les points clés, les difficultés, les points où il se sent confiant.

Sur des petites fiches, on simplifie au maximum les notions à mémoriser et on mise sur la mise en pratique pour ne pas rester sur une activité souvent vécue comme déplaisante, quitte à y revenir plusieurs fois au cours des exercices.

Exemple d’accompagnement à La Rochelle

Un collégien en classe de seconde, suivi par une orthophoniste, rencontrait de grandes difficultés en lecture. Lors de nos séances, nous avons demandé des sous à sa maman pour aller faire du shopping aux Saisons. C’est l’élève qui a choisi ses lectures, et à la fin de chaque cours, on se faisait un moment lecture et chocolat chaud. On prenait quelques notes de ce qu’il venait de lire pour ne pas perdre le fil

Ce qui a changé ? Pas seulement la lecture : aussi la motivation et la confiance. Pouvoir se dire « dans de bonnes conditions, en prenant mon temps, je peux aimer lire » a modifié son rapport à la lecture et à ses propres capacités.

Je n’ai pas choisi de me confronter à un public dys.

Un véritable besoin des parents d’élèves en difficulté

Depuis mes débuts, j’ai accompagné de nombreux enfants dyslexiques en cours particuliers. Cela m’a permis d’expérimenter, de chercher, d’affiner mes méthodes.

Une formation personnelle qui s’est imposée

J’ai lu des ouvrages de psychologie de l’enfant et de sciences de l’éducation, ainsi que des travaux spécifiques sur les troubles dys. Cela ne fait pas de moi une orthophoniste, mais cela m’a donné des clés précieuses pour accompagner au mieux mes élèves.

Une sensibilité personnelle

Mon propre parcours scolaire avec un TDAH m’a rendue attentive à la détresse que peut provoquer un apprentissage difficile. Mais aussi à l’immense pouvoir d’un adulte qui croit en vous, qui encourage et qui s’adapte. C’est ce vécu partagé qui m’aide à entrer en contact avec mes élèves.

👉 Si vous cherchez un soutien scolaire en français pour enfant dyslexique à La Rochelle, n’hésitez pas à me contacter. Ensemble, nous pouvons transformer les difficultés en réussites, et redonner à votre enfant le goût d’apprendre.