Jeu concours de juillet : gagne un atelier d’écriture !

Participe à mon tirage au sort et essaie de gagner un atelier d’écriture « lâcher prise »

Inscris-toi via ce formulaire et patiente jusqu’au 30 juillet : tu sauras si tu as gagné une place pour identifier ce qui te freine et mettre en place des astuces simples et créatives pour (enfin ?) oser te lancer 🙂

Le niveau scolaire baisse ? Comment inverser la tendance à notre échelle.

C’est une phrase qu’on entend régulièrement.
Pas toujours frontalement, mais elle est là, en arrière-plan des discours de certains parents inquiets, d’élèves découragés, ou même de profs de lycée un peu débordés malgré une envie sincère de changer les choses.
« Le niveau baisse. » est malheureusement devenu un très bon exemple de présent de vérité générale.

Mais quand on gratte un peu, les opinions divergent. Entre les parents ou grands-parents qui opposent ce qu’ils ont connu à ce que vivent profs et élèves de nos jours ; la dévalorisation systématique des examens officiels ou la baisse concrète des résultats scolaires (enquête PISA), on a vite fait de chercher un coupable plutôt que des solutions.

Ce que me disent les parents : « On ne comprend plus ce qui se passe »

« Il n’arrive plus à suivre en classe. Il comprend à la maison, mais au lycée, il décroche. »
« Elle avait des facilités, et d’un coup, elle s’effondre. »

Ils ne parlent pas d’un manque d’effort ou de motivation. Ils parlent de fatigue, de perte de repères, de stress.
D’enfants qui se débattent avec un système qui semble trop rapide pour eux, ou trop rigide.
Des parents qui sentent bien qu’il y a quelque chose qui coince, mais sans toujours savoir quoi.

Du côté des élèves : fatigue, pression, isolement

« J’ai peur de poser des questions, on va croire que je suis bête. »
« Il me manque souvent des infos. J’ai le cours, mais aussi des questions sans réponses »
« J’ai l’impression que les profs pensent plus à boucler le programme qu’à nous aider. »

Ce ne sont pas des plaintes, ce sont des signaux d’alerte.
Ils disent : je me sens seul·e, dépassé·e, invisible parfois.
Ils ne sont pas moins intelligents que les générations précédentes, ils sont plutôt sursollicités et souvent épuisés. Par les réseaux, par les attentes, par la pression du « sans faute ».

Les profs eux-mêmes en sous-effectif, sous tension

« On n’a plus le temps. Le programme est lourd, et les élèves sont moins disponibles. »
« Il faudrait qu’on puisse s’arrêter, revoir les bases, mais ce n’est jamais le bon moment. »

Bref, peu importe où on regarde, personne n’a l’impression d’avancer comme sereinement dans un environnement propice à l’apprentissage !

Et les adultes autour — parents, enseignants, accompagnants — sont eux aussi en tension, pris entre le besoin d’être rassurés et le manque de confiance dans l’éducation nationale.

Et si on changeait de regard ?

Alors, oui, certains résultats baissent. Oui, des écarts se creusent. Mais mettre ça uniquement sur le dos des élèves, ou sur l’inaptitude d’une prof, ce serait passer à côté de l’essentiel.


Souvent, quand j’ai en cours particulier un élève dont la prof est « nulle », je prends quelques minutes pour qu’on réfléchisse sur ce qui pourrait être le point de vue d’un enseignant. On juge vite la « mauvaise volonté » de quelqu’un, et on réagit à hauteur de ce qu’on s’est imaginé. J’essaie juste de rétablir le bénéfice du doute, de désamorcer une sorte de dispute fondée sur des suppositions.


Quand les premiers signes apparaissent : des bases reconsolidées, une confiance qui revient, une capacité à se saisir de ses connaissances pou mener une réflexion personnelle, et que je questionne l’élève, je remarque qu’un meilleur rapport avec le lycée ou le collège s’est créé.

Alors, le niveau baisse, ou les défis changent ?

Alors, le niveau baisse ? Peut-être.
Mais ce que je vois, surtout, c’est un système en tension, et des jeunes qui font ce qu’ils peuvent pour tenir debout dans un monde qui ne ralentit jamais.

Bien sûr, c’est un travail qu’un prof qui doit gérer des classes entières ne pourra pas faire spontanément. Mais une identification précoce des difficultés d’un.e jeune, et la mise en place d’une aide ponctuelle dès les premiers obstacles peuvent vraiment l’aider à garder le pied à l’étrier.

Mes conseils pour éviter la chute du niveau scolaire de votre enfant :

N’hésitez pas à demander à l’enseignant des exercices complémentaires, en plus d’aider votre ado à réviser, cela montrera sa bonne volonté et apaisera la relation.

Misez sur l’entraide : amis, famille, associations… Vous trouverez forcément une personne qui saura vous apporter une aide précieuse. Et cherchez en quoi votre enfant peut aider à son tour. Rien de mieux pour le revaloriser.

N’entrez pas dans le jeu des comparaisons : il y a 20 ans, on n’avait pas autant de sollicitations, on avait des choses à régler, bien sûr, mais on sait aujourd’hui que l’omniprésence d’internet est une vraie source de déconcentration. Les moyens dont dispose l’Éducation nationale se détériorent année après année, n’ajoutons pas d’huile sur le feu en décrédibilisant tel ou telle prof. Ne comparez pas non plus vos jeunes entre eux, ils font déjà de leur mieux dans leur propre contexte. Bien qu’une légère compétition puisse être bénéfique à certains, ça doit rester un jeu.

Soyez du côté de votre enfant. Je ne parle pas de prendre son parti à tout moment, pour son bien il faut lui signaler les failles que l’on décèle. Je parle de ne pas critiquer qui il est, sa sincérité ou son engagement. Il doit savoir qu’en cas de besoin, vous êtes là.


Pour terminer, à ceux qui ironisent sur l’Éducation nationale, ou qui répètent que « les jeunes n’ont plus le goût de l’effort », je dirais simplement : prenez leur place une semaine, puis on en reparle.

Jeu concours de l’été : gagne un atelier d’écriture !

Pendant les vacances, avec un.e ami.e ou quelqu’un de ta famille, viens découvrir quel écrivaine ou écrivain tu es ! Je te propose un atelier d’une heure qui t’aidera à mieux te connaître en t’amusant.

À vos maaaarques, prêt ? Partez !

Prends ta plus belle plume et réponds à la question suivante :

« Si tu trouvais une clé magique, qu’ouvrirait-elle ? »

Tu gagneras peut-être ta place, qui sait ? N’oublie pas de me laisser ton prénom et ton âge ! Ton texte peut faire la taille que tu veux. Tu as jusqu’au 30 juillet pour me proposer ton idée !

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La grammaire au bac de français

On a souvent tendance à oublier un peu la grammaire parce qu’on pense beaucoup aux figures de style et à la méthodologie du commentaire ou de la dissertation.

La grammaire au bac de français est en fait un super outil pour gagner des points facilement :

  • La question de grammaire qui peut rapporter jusqu’à 2 points (donc si tu as 8 parce que ta lecture linéaire était difficile, tu peux avoir la moyenne)
  • Si tu manques d’éléments pour ton analyse, en lecture linéaire ou en commentaire, tu trouves toujours un petit point de grammaire à utiliser dans ta démonstration : les verbes (temps, action ou ressenti, variations de temps etc.)

Pour commencer, essayons de voir s’il y a des points du programme de grammaire au bac que tu maîtrises déjà, ça nous fera moins de boulot. Voici un test rapide pour identifier tes points forts et ceux qu’il va falloir (re)travailler. Tu recevras ta réponse par mail et tu sauras mieux par où commencer tes révisions 🙂

Je corrige le test dans cet audio :


PS : si le test t’a plu, parles-en à tes amis 🙂

Une question sur la grammaire ? Par ici !

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Comment je me suis découverte auteure

Je suis une putain d’auteure

Je ne sais pas exactement quand je suis passée de fille qui a la tchatche (raconter pour me libérer, pour faire rire les amis, pour convaincre…) à écrivaine. Aujourd’hui encore, bien que ce site soit né d’une envie de partager autour de l’écriture, il va falloir attendre que ma webdesigneuse/meilleure amie me rappelle que si je ne me définis pas officiellement comme auteure, ça se fera pas tout seul !

Cette capacité à faire naître de quelques syllabes une révolution

J’avais toujours été lectrice. Parfois j’imaginais la fierté que j’aurais eue à trouver ou créer telle formule insolente ou poétique, c’est ce qui me fait vibrer. Je ne suis pas mélomane du tout. Quand j’écoute une chanson, c’est à peine si je remarque le rythme ou la mélodie. J’attends qu’elle délivre un message politique, si possible rebelle auquel je puisse m’identifier.

Des textes punks, de la dénonciation, de l’humour, peu importe. Mais toujours des mots qui insultent, blessent, témoignent.

C’est un truc que j’admire chez ceux qui prennent la parole, et c’est comme ça que j’ai longtemps sacralisé cette capacité à faire naître de quelques syllabes une énergie, des rêves, une révolution ! 

« Tu devrais écrire un livre« , « Les gens doivent croire que tu es une mytho »

Moi à côté, je grogne, je trépigne et je pleure. C’est comme ça que je communique ! Quelle frustration de ne pas savoir écrire du beau, réveiller chez autrui l’émotion d’un récit construit et bien conjugué ! Je manque de classe comme d’assurance, je sais vendre mais pas séduire. Et si parfois je brille, c’est que j’ai picolé ou que les mots se sont mis eux-même de la sorte.

Je n’ai aucun contrôle, aucune maîtrise et je dis trop de gros mots. 

Je me souviens que l’idée d’écrire s’est pourtant manifestée assez tôt, mais n’a été acceptable qu’après plusieurs remarques : « mais sérieux tu devrais écrire un livre ! » ou : « les gens doivent croire que tu es une mytho » et voilà déjà mon intrigue sur un plateau d’argent ! 

« Je vais écrire sur ce que je connais, et mes personnages seront imparfaits, comme ma vie. »

Un jour, une de ces filles que j’envie pour sa prestance et son talent m’offre le tome 1 de L’amie prodigieuse, d’Elena Ferrante. L’histoire me plaît, mais au-delà de ça, je me questionne sur la possibilité d’écrire sur une relation ; ses méandres et les intentions de chacun,  et non un événement ou de l’action.

Le rythme tient aux émotions des protagonistes, aux étapes de leurs vies. Il n’y a pas un but à proprement parler, l’intrigue ne se déroule pas autour d’une quête et on se fout de savoir qui gagne.

On regarde le style de combat, les choses qui se vivent à l’intérieur de soi. Je comprends alors : je ne vais pas me lancer dans un roman policier. Je vais écrire sur ce que je connais : mes défauts et faiblesses, et mes personnages seront imparfaits. Comme mon texte, comme ma vie. 

Mon premier livre, cette revanche

Pour mon premier livre, je crois que mon moteur le plus puissant aura été la jalousie. Un petit besoin de vengeance. L’envie de chercher en moi quelque chose de jamais vécu, jamais retranscrit.

Par chance, ma vie a été chargée de combats, j’ai vu mon destin arriver, j’ai dit non. Penser aux filles parfaites que j’enviais au lycée, me lancer dans un concours avec elles sans qu’elles le sachent, imaginer pouvoir les doubler avec mes mots !

Faire de mon incapacité à écrire des trucs romantiques, politiquement « stylés ». Je ne suis ni gracieuse ni élégante, et il ne sera plus question d’être désolée pour ça ! 

Écrire mon parcours, vous faire tester ma vie, et voir comment vous vous en tirez

Quand je me suis lancée, je pensais sincèrement que ça serait juste pour moi. Après quelques mois chez la psy,  les expressions, moments de colère et prises de conscience dansaient dans ma tête toute la journées entre les rayons de l’épicerie où je bossais.

J’avais la matière, l’envie se faisait de plus en plus consciente et en même temps, de moins en moins ridicule. Un besoin, des préliminaires obsédants, et un jour c’est décidé, il faut tester le mécanisme, voir si j’arrive à quelque chose.

Pas forcément une œuvre à montrer, assumer et défendre, juste des lignes dans lesquelles je pourrais me reconnaître. 

J’ai commencé à écrire mon parcours, comme pour dire, une seule et unique fois :

Ok, je ne suis pas comme vous. En terme d’intégration sociale ça serait déjà une fierté de vous arriver à la cheville. Mais venez, testez mon bordel et on va voir comment vous vous en tirez ! 

Je voulais à la fois me pardonner de ne pas en être arrivée au même point que les autres, et me prouver que c’était tant mieux. Que ma place n’avait pas encore été inventée.