Rest in peace : repos et écriture productive

Je ne sais pas pour vous, mais j’ai longtemps culpabilisé d’être une grosse feignasse. Je n’aime pas travailler, je procrastine, je lis des publicités pour Intermarché, et quand enfin la culpabilité aurait pu me sortir de cet élan de passivité, voire qu’une envie d’écrire me pousse un peu, il est déjà 22h30, je suis claquée !

Fénéantise ou besoin d’une pause ?

Pour remédier à ça et arrêter d’envier mes auteurs et auteures préférées, il faudrait trouver un bouton pour inverser la vapeur.

Sortir de la flemme c’est vraiment un effort car ça regroupe des freins psychologiques, une réelle fatigue, un léger surmenage…

J’ai donc essayé d’accepter que je pouvais parfois être fatiguée, pour de vrai, ce qui implique deux choses :

  • je suis innocente dans cette affaire, je n‘ai pas choisi mes gènes,
  • et ma fatigabilité et mon besoin de repos ne sont pas comparables à ceux de qui que ce soit.

Mon meilleur pote : le repos

C’est vrai, pas la peine de se justifier (je me lève tôt, je sors le chien, j’ai un enfant, j’ai stressé pour ça ou ça…) on s’en fout. Ce sont de très bonnes raisons sûrement mais on n’en a pas besoin ok ?

Et l’autre chose, que j’aime bien aussi, c’est que contrairement à la flemme, on peut combattre la fatigue par du repos.

Oui oui pour une fille feignante je dépense beaucoup d’énergie à défoncer des portes ouvertes ! Mais si je vais au bout de ma pensée, on tient un truc cool : si je suis fatiguée, je me repose.

Si au bout d’une heure je n’ai pas dormi, soit je me sens mieux et je m’offre une heure d’écriture ou de recherche, soit, le ressenti “fatigue” est dû à la flemme et ne va pas disparaître de la journée. Je ne vais donc pas perdre trois heures à attendre l’énergie dans mon canapé. Mais plutôt en me concentrant sur une tâche motivante.

  • me rêver auteure de best-seller,
  • sortir le chien,
  • envoyer une facture à un client,
  • préparer une playlist inspirante…

Et en repartant doucement, l’énergie revient à son rythme à elle.

Du repos pour le corps et surtout l’esprit

De la même façon, si on a du mal à aligner les chapitres, à rester concentrée, ou bien à stopper la rumination d’idées plus géniales les une que les autres, il paraît logique de s’accorder une pause.

Mais dans la pratique, j’ai du mal à lâcher prise sur commande. J’ai pas envie de me taper tout le programme de petit bambou en une seule journée, et je ne me repose que d’une oreille. Je me dis que je peux récupérer dans ce flottement entre deux états. Et bien non.

Quand on se repose, ce n’est pas que notre corps qui en profite. Moralement, on est plus optimiste, moins susceptible. Nos yeux voient plus clair et on se sent plus capable de réaliser des trucs. Et on ne finit pas détraqué comme :

  • un vétéran torturé dans une contrée ou époque lointaine,
  • ou un gardé à vue récalcitrant.

Laisser refroidir le moteur et gagner en productivité

Et si moi, la reine de la culpabilité, j’insiste sur l’importance de s’accorder de vraies pauses, c’est intéressé bien-sûr.

Premièrement, que ce soit pour imaginer un scénario ou bien pour un travail de relecture et réécriture, passer à autre chose pendant deux jours permet de reconsidérer les questions avec des yeux et un cerveau neufs, sous un autre angle, et avec des phrases et concepts qui se sont formés tout seul dans notre inconscient. On laisse le moteur refroidir, et on gagne en productivité !

Côté neuronal, on peut remercier la chercheuse américaine Maiken Nerdergaard, qui met en évidence la nécessité pour notre cerveau de se reposer.

Quelques références

En effet, il produit des toxines lors de la combustion du glucose. Mais il n’est pas doté d’un système lymphatique qui vient éliminer ces déchets comme pour le reste du corps. Cela se fait donc par le biais du liquide rachidien, et demande de longues et intenses périodes de repos.
Ce sujet passionnant sera mieux traité ici par exemple : ​France Inter, le podcast neuro psy​.

Et si quelqu’un vous traite de feignasse ou de sauvage, vous pouvez lui balancer le superbe livre de Michel Le Val Quyen, ​Cerveau et silence à la figure (c’est une histoire vraie).

Ce mec qui se réveille paralysé pour cause de surmenage arrive à surmonter sa maladie grâce au repos absolu qui lui est prescrit.

On pourrait croire à une parabole, mais non, il s’agit d’un vrai récit autobiographique. Le pouvoir des neurosciences se révèle à nous par étapes, au rythme des découvertes de l’auteur : bien-être, créativité, productivité…

Chaque mécanisme cognitif et comportemental est concerné !

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